Foudre
Foudre (CH 2022) est un long-métrage de fiction avec la musique de Nicolas Rabaeus. Musiques additionnelles par Brigitte Fontaine, Areski Belkacem (« Diabolo ») et Anselm Schubiger (« À la reine du ciel »).
Générique
- Réalisation et Scénario : Carmen Jaquier.
- Production : Close Up Films, RTS Radio Télévision Suisse (productrices : Flavia Zanon, Joëlle Bertossa).
- Son : Carlos Ibañez Diaz, Raphaël Sohier, Matthieu Fichet, Denis Séchaud.
- Enregistrement et mixage de la musique : Laurent Vonlanthen.
- Chœur : Académie Vocale de Suisse Romande, sous la direction de Dominique Tille.
Résumé
En 1900, suite au décès de sa sœur aînée, Elisabeth, 17 ans, quitte un couvent pour retourner dans sa famille dans une vallée de montagne du sud de la Suisse. Lorsqu’elle découvre le journal intime de sa sœur, elle est confrontée à la vérité de celle-ci, qui était considérée dans le village comme « possédée par le diable ». Le film aborde le passage à l’âge adulte, l’éveil de la sexualité et du désir ainsi que la recherche de Dieu dans un contexte moral et religieux strict. À travers ses interrogations sur la mort de sa sœur et sur le bien et le mal, Elisabeth explore ses propres conflits intérieurs.
Extrait musical
(1:56 à partir de min. 27)
Elisabeth trouve le journal intime de sa sœur. Dès qu’elle défait la ficelle qui l’entoure, la musique commence : le chœur déjà introduit au début du film, lorsqu’Elisabeth parle pour la première fois de sa sœur en voix-off. Dans cette scène également, on entend la voix d’Elisabeth qui lit à haute voix le journal intime de sa sœur, seule, pour elle-même. L’utilisation de la musique se termine avec la scène suivante, dans laquelle Elisabeth prononce une prière de repentance.
Commentaire
Nicolas Rabaeus s’est rendu dans le Haut-Valais pendant le tournage de Foudre et a puisé son inspiration dans les rudes paysages de montagne. La musique est introduite par un piano solitaire et réverbéré, qui crée l’ambiance d'un paysage de montagne. Le chœur, élément central, accompagne le film et est également utilisé pour le titre. Dans les scènes où le sentiment de culpabilité d'Elisabeth s’estompe, la musique/le chœur devient moderne, avec des effets synthétiques soutenus visuellement par des effets à l’écran. Lorsque l’attitude conservatrice du village et le conflit intérieur d’Elisabeth dominent, le chœur adopte un ton plus brut et plus naturel, ancré dans l’époque. Parfois, la musique et le design sonore se mélangent, par exemple lorsque l’on entend les cloches de l’église, transformées en sons musicaux. (Auteur : Norina Largiadèr)
Liens externes
Source
- Film: Play Suisse
- Musique: Band Camp
- RTS Podcast Nicolas Rabaeus
